Artiste de 23 ans, Bryan Palacios a grandi près de la frontière mexicaine, avec un père originaire du Mexique et une mère venue des États-Unis. Sa famille tenait un restaurant au Mexique et lui allait à l’école côté américain, autant dire qu’il a franchi cette ligne invisible assez souvent pour connaître le personnel de la frontière par son prénom. Son passage dans le monde de l’art s’est fait pendant ses années de lycée : ses amis en faisaient, il s’y est mis, et tout est parti de là. Il décrit son inspiration comme « liée à l’environnement ». Il dit : « L’environnement change sans cesse, donc mon art évolue en permanence », un concept plutôt beau… S’installer quelque part de nouveau, c’est aussi voir ses sensations face à ce nouvel environnement changer. Quand je lui ai demandé quel médium il préférait utiliser, il a répondu : « ce que j’ai sous la main », « Je préfère la toile, mais très souvent je n’en ai pas à portée, alors j’utilise tout ce qui me permet d’être créatif. » On retrouve cette approche dans son projet à Bali, « DriftWood Series », composé de mini-collages réalisés à partir d’objets trouvés le long des rivages de Bali.



