Désert EX
Ducati s’est forgé une réputation avec ses machines haute performance — taillées pour la course, affûtées comme des lames et immédiatement reconnaissables au cliquetis caractéristique de leur embrayage à sec, ainsi qu’au battement de leur bicylindre, une musique pour quiconque vaut au moins la moitié de son poids en grappa. Mais en dehors de la légendaire Elefant — un hybride Ducati-Cagiva du début des années 90 — la marque n’était pas vraiment connue pour s’aventurer hors du bitume. Voici la DesertX — une machine faite pour plonger loin dans la poussière.
Déjà redoutable machine née du rallye, celle-ci a été abordée avec simplicité par Jeremy, Head of Workshop à Sydney : affiner, renforcer et élever l’ensemble sans trop en faire.
La puissance ? C’est réglé. Le bicylindre en L Testastretta de 937 cc sort un solide 110 ch, alors la seule retouche s’est jouée côté son : remplacer la ligne d’origine par un échappement Termignoni pour lui donner la voix qu’elle mérite. La protection est venue ensuite, avec un sabot moteur en alliage renforcé pour protéger le dessous et un habillage de cadre en acier pour garder le réservoir hors de danger. Les feux Kellermann Dayron éclairent la route devant, tandis que les rétroviseurs Motogadget renvoient l’image de la piste de poussière laissée derrière.
Pour les longues virées, les sacoches Khali et les supports Unit Garage gardent le matériel bien en place, et un train de pneus à crampons assure au DesertX l’adhérence qu’il faut, là où il faut. La selle a reçu une nouvelle couche d’Alcantara et de vinyle à pois, pour plus de confort et de style.
Les touches finales comprennent un kit garde-boue avant haut et un support de plaque épuré pour affiner les deux extrémités, tandis qu’un kit graphique SKDA rassemble le tout dans un ensemble aussi beau à regarder qu’à piloter.
Prête pour là où la route s’arrête et où le vrai plaisir commence.
Images : Cameron Rogers