Dernière route vers la maison et le Vélodrome

Final road home and the Velodrome
Quand le soleil s’est levé sur le dernier jour, pourtant radieux, de notre escapade, on n’avait aucune idée de ce que le chemin du retour nous réservait. Après avoir grimpé puis redescendu une montagne de plus... s’être perdus et avoir roulé à travers d’interminables rizières... et s’être fait battre par un grand maître d’échecs de bord de route... on est entrés dans la première « grande » ville du voyage pour déjeuner. Et c’était une bonne chose, car mes chaussures encore trempées commençaient à donner à mes pieds des airs de pruneau.
(suite après le saut)
On a trouvé un warung, commandé un assortiment de viandes, et alors qu’on quittait tout juste les limites de la ville, Julian a repéré un panneau qui nous a fait écarquiller les yeux à tous les deux... « Velodome 8km ».
On a demandé au premier local venu si le panneau disait bien ce qu’on pensait... et la réponse était oui ! Il y avait un vélodrome quelque part dans les parages... c’est donc devenu notre nouvelle destination. Après avoir navigué dans de minuscules ruelles, reçu des gestes de bras contradictoires et fini par retomber sur le panneau qu’on avait vu au départ... on a enfin trouvé ce qu’on cherchait.
C’est d’abord la taille du truc qui nous a frappés... on s’attendait à un talus en béton plutôt correct, mais là, c’était dimension stade... et vide, en plus. On a fini par trouver le gardien des clés, endormi, et on lui a demandé poliment si on pouvait peut-être jeter un œil à l’intérieur. À notre grande surprise, il a sauté du lit et déverrouillé le portail qui nous séparait de ce terrain de jeu en béton.
Après quelques tours d’essai, on atteignait déjà les hauteurs de la piste ovale, nos sourires grandissant à chaque tour bouclé. On a réussi à rouler une bonne demi-heure avant que l’homme à la clé nous dise qu’on attirait un peu trop l’attention à son goût. On l’a chaleureusement remercié et, heureux de l’expérience, on a repris le bitume.
À partir de là, ce fut une longue tirée de route sans détour, Bali en ligne de mire et une bière bien fraîche en tête.
On s’est arrêtés devant les portes du Temple il y a à peine plus d’une heure, et on a encore le sourire jusqu’aux oreilles après notre virée sur le vélodrome... ce n’est pas tous les jours qu’on réalise un rêve de toujours.
Le voyage est terminé, nos jambes et nos yeux tirent un peu... mais on a vécu une sacrée aventure... et on repartirait demain si on le pouvait !