Oily Rag: The April 2026 Edition
Bienvenue en avril - ni tout à fait commencement, ni encore aboutissement, juste le basculement discret et indéniable du monde.
Dans l’hémisphère Nord, l’hiver desserre son étreinte ; au Sud, la lumière se retire un peu plus tôt et l’air commence à fraîchir. L’Oily Rag de ce mois-ci s’installe dans cet espace de seuil - là où l’héritage rencontre la réinterprétation, où l’atmosphère façonne le sens, et où l’influence circule discrètement entre passé et présent. C’est une exploration de l’échange créatif et du poids culturel, des rituels qui ralentissent le mouvement et de l’énergie qui le pousse en avant. À travers la musique, l’image et le récit, avril suit son propre tempo : sans forcer, en mouvement, toujours en devenir. Exactement là où l’on aime jouer.
À bientôt en mai,
L’équipe de Deus
DEUS X AGTZ : un nouveau chapitre du coachbuilding moderne.
Née du partenariat entre Zagato et La Squadra, une interprétation singulière de l’AGTZ Twin Tail s’apprête à faire surface. Pour parachever cette commande, Deus Ex Machina a été invité à y apporter une dernière touche créative.
Lire, regarder, écouter — Avec Luke Ebert
Voici les pratiques sans hâte et les petits rituels qui ralentissent le monde. Voici les rituels obstinément ouverts, rétifs à la consommation rapide, de Luke Ebert — architecte visuel Deus, cartographe de l’esthétique et grand prêtre du Pantone — qui le gardent perméable aux influences.
Fishing With John : Le jazzman John Lurie part simplement à la pêche avec quelques amis, avec Jim Jarmusch, Tom Waits, Matt Dillon, Willem Dafoe et Dennis Hopper. Ma deuxième émission de pêche préférée après Rex Hunt’s Fishing Adventures.
Painting With John : Impossible d’évoquer l’un sans l’autre. Une autre création étrangement charmante du professionnel de la bizarrerie John Lurie.
Martijn Doolaard : Une série YouTube sur un Néerlandais qui reconstruit une cabane dans les Alpes italiennes. Un antidote hebdomadaire à ma condition de yuppie domestiqué. Parfaitement lent.
Quelques albums que j’ai écoutés en boucle jusqu’à l’usure ces derniers temps, sans ordre particulier :
The Hard Quartet — Self Titled
Ryan Davis and the Roadhouse Band — New Threats from the Soul
UGK — Ridin’ Dirty
SUNN O))) — Self Titled
Eric Dolphy — In Europe Vol. 1
Lou Reed — Take No Prisoners Live
J.J. Cale — Naturally
Quelques livres que j’ai aimés ces deux dernières années :
Nina Simone’s Gum — Warren Ellis
Brief Interviews with Hideous Men — David Foster Wallace
Junky — William S. Burroughs
Waterlog — Roger Deakin
Entre hier et aujourd’hui — In Rotation Vol. 13 avec KENNY L
Entre les époques et les énergies. Des confessions à cœur ouvert. À parts égales nostalgie et présent. Il y a de la romance là-dedans. Nous discutons avec KENNY L, habitué de Deus Records, d’une salle accordée à l’intention plutôt qu’à l’excès.
Qu’est-ce qui change quand c’est une soirée Deus Records ?
Quand c’est une soirée Deus Records, l’énergie semble plus choisie, plus intentionnelle. Le public vient pour la musique, pas seulement pour faire la fête. Ça me permet d’explorer davantage dans ma sélection, avec des morceaux plus pointus, plus de narration et des moments moins prévisibles. Ça ressemble moins à une soirée club classique qu’à une expérience musicale partagée.
Quand tu joues, c’est une question de genre ou d’atmosphère ?
Toujours d’atmosphère. Le genre n’est qu’un cadre, un outil. Ce qui compte vraiment, c’est de lire la salle et de comprendre la température émotionnelle du lieu. Je construis mon set autour de ce que ressent le public à ce moment-là, qu’il ait besoin de quelque chose de groovy, d’euphorique, de dépouillé ou d’intense.
La nostalgie dans tes sets — c’est une question de connexion, ou ta façon d’emmener le public vers quelque chose de nouveau ?
Les deux. La nostalgie crée une connexion instantanée et donne aux gens quelque chose de familier auquel se raccrocher. Mais je l’utilise comme un pont. Je commence avec quelque chose de reconnaissable, puis je le détourne ou le superpose à quelque chose d’inattendu.
De Bali à Jakarta et au-delà, comment l’énergie change-t-elle à travers l’Indonésie, et comment t’adaptes-tu avec elle ?
Chaque ville porte un rythme différent. Bali a tendance à être plus détendue et ouverte aux sons expérimentaux, avec un public très international. Jakarta est plus rapide, plus énergique, et réagit fortement à l’élan. D’autres villes peuvent sembler plus intimes et personnelles.
Pour moi, l’adaptabilité, c’est essentiel. Je n’aborde jamais un set avec une trame rigide. J’observe, je ressens la salle et j’ajuste en temps réel. Être DJ, c’est autant savoir lire les gens que jouer de la musique.
DEUS X LINKIN PARK
Deus s’est associé à Linkin Park pour créer une gamme de merch en édition limitée à l’occasion de leur tournée australienne — pensée pour refléter le poids d’un groupe qui a façonné le son mondial du rock moderne.
Depuis plus de deux décennies, Linkin Park s’impose comme un géant de l’industrie : définissant une génération, repoussant les frontières sonores et cultivant une présence qui traverse avec la même force les stades, les subcultures et le grand public. Chaque pièce puise dans l’énergie de la tournée et les influences d’archives, réinterprétées à travers le prisme Deus — un merch à la croisée de l’artefact culturel et de l’uniforme de moshpit.