Un récit de course à l'étranger par Gille Leenknegt
Pour la fin de saison de @dustandfun, j'ai été invitée par @deusportal à courir avec eux à Ravenne, en Italie, sur une magnifique piste courte de 250 m.
Il m'a fallu une journée entière en avion, train et taxi pour arriver sur place, mais participer à des courses dans différents pays est vraiment stimulant. C'est très inspirant de voir comment tout le monde court ensemble, partageant une même passion et ayant des parcours de vie complètement différents.
Courir à l'étranger vous fait sortir de votre zone de confort. Cela vous oblige à faire avec les moyens du bord, à vous préparer avec une préparation limitée, à composer avec l'imprévisible et à rester prêt à toute éventualité.
Ceux qui me connaissent bien savent que je suis généralement équipée de tout le matériel nécessaire pour chaque course. Les week-ends, j'essaie d'emporter tout ce dont j'aurais besoin, ou quelqu'un d'autre pourrait avoir besoin. Ce week-end, j'ai participé à une course en Italie sur une moto qui n'était pas la mienne, en bricolant avec les outils des autres, et j'ai réalisé l'une de mes meilleures courses. J'ai eu l'honneur de piloter la Husqvarna 450 de @nikosorbo. C'était la première fois que je courais avec cette moto et je l'adore ! Samedi, journée complète d'entraînement terminée par un super barbecue. Tout le monde était fatigué d'avoir roulé toute la journée et je suis arrivé juste à temps pour prendre une assiette, une bière et les rejoindre. Après le dîner, nous avons tous profité de deux courts métrages projetés dans un cinéma de plein air improvisé. Bien sûr, les films parlaient aussi de course et de pilotes : l'histoire de Gary Birtwistle (champion britannique de flat track en catégorie PRO et Hooligan) et de sa Royal Enfield d'usine. Et l'histoire de Shana Texter, la première femme pilote à courir et à gagner en AFT (American Flat Track). Comment elle a grandi en faisant de la compétition avec son frère et son père, en courant et Apprendre à connaître son mari, Briar Bauman. Le sentiment qu'on éprouve en regardant ces films sous un ciel étoilé et le confort d'être dans un endroit qu'on adore, le circuit. Magique.
Dimanche, jour de course, deux séances d'essais libres et la première manche.
Pendant les essais, la piste était un mélange de sec et de mouillé, ce qui la rendait très imprévisible. Sur le sec, c'était comme rouler sur des billes, sur le mouillé, ça accrochait énormément. Je découvre encore la moto et je commence à être un peu nerveuse avant les courses.
Au départ de la première manche, la piste était bien préparée, comme une pente fraîchement descendue. Les pilotes sont rapides et je suis troisième, j'essaie de me faufiler à l'intérieur pour doubler, mais il n'y a pas assez de place et après trois ou quatre tentatives, je me lance à fond et choisis l'extérieur. Je réussis à doubler les deux pilotes du premier coup. Génial !
La piste était si bien préparée qu'on pouvait emprunter plusieurs trajectoires, ce qui la rendait… Très intéressant pour les courses et les dépassements. C'est ce que je préfère : trajectoire haute ou basse, tout fonctionne et crée des courses très compétitives.
Après cela, nous avons une pause déjeuner avec, bien sûr, des pâtes italiennes. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous aimons tant l'Italie !
Il fait 30 degrés et ils préparent la piste entre chaque manche, réussissant à la maintenir en parfait état toute la journée. C'est un vrai défi, ce qui prouve leur expertise. Je participe à la catégorie Open, qui comprend trois groupes de pilotes mélangés à la catégorie Rookie. Les pilotes sont mélangés entre chaque manche, ce qui permet de courir contre tous les pilotes au cours de la journée.
Entre les manches, je flâne dans les stands en discutant avec des amis, anciens et nouveaux. J'ai participé plusieurs fois au Deus Swank Rally di Sardegna, je connais donc pas mal de pilotes italiens, et j'ai partagé les stands avec les pilotes Deus pour admirer leurs superbes motos : Circle F Rotax, Wood Rotax et CRF450.
Le résultat de la demi-finale détermine la participation à la finale. J'ai choisi ma position de départ et, grâce à ma victoire, je peux également choisir ma position en finale.
En finale, nous sommes huit pilotes rapides, tous déterminés à gagner. C'est la finale de la saison, un moment que la plupart des pilotes attendent avec impatience. Je prends un bon départ, je suis en tête et je conserve ma position jusqu'à la victoire. Je suis ravi, car je ne m'attendais pas à ce résultat avec une autre moto et si peu d'entraînement. Mais quelle que soit ma place sur le podium, ça vaut toujours le coup de voyager pour voir de bons amis, de belles motos et faire quelques tours dans un nouvel endroit.
À la fin de chaque course, la même question revient sans cesse : « Quand est la prochaine course ? »
Mots : @gilleee de @theroadshow.enduro