Bottes de cowboy, guitares effrayantes et un costume

Cowboy Boots, Spooky Guitars And A Suit

Certaines choses sont intemporelles : une veste qui rappelle un vieil ami, des bottes qui en imposent, et un costume qui aurait rendu fier Serge Gainsbourg. Ajoutez à cela une bande-son qui oscille entre le désert de Mojave, un western spaghetti et un vieux film d’espionnage, et vous obtenez l’essence même de The Slims.




Q. Comment vos styles personnels ont-ils changé au fil des années et qu’est-ce qui est resté le même ?
A. Il y a quelques années, j'ai réalisé qu'il n'y avait aucun intérêt à suivre les tendances pour son style personnel. Le vrai secret, c'est de trouver sa propre niche en combinant des pièces de qualité et des coupes intemporelles. À mon avis, impossible de se tromper avec les pièces suivantes : Veste : Comme une bonne amie, une bonne veste doit vous mettre à l'aise, vous tenir chaud et être prête à sortir en ville à tout moment. À vous de voir. Bottes : Les garçons portent des baskets, les hommes des bottes. Point final. Santiags de préférence. Mocassins : Pour quand on ne porte pas de santiags… ou qu'on ne dort pas. Jean : Envie de savoir à quoi ressemble un bon jean ? Allez voir un concert de Liquid Zoo. Ils seront peut-être même assez gentils pour vous indiquer la coupe. Costume : Vous pensez savoir mieux que Serge Gainsbourg ou Nick Cave ? Bien sûr que non, prenez un costume, imbécile ! T-shirts : Allez voir un concert d'un groupe local et achetez leurs produits dérivés, Dieu sait qu'ils en ont besoin. Sinon, vous pouvez toujours faire un saut chez Deus pour faire un tour.

Q. Vous avez créé une signature sonore qui fusionne country alternative, indie austère et guitares planantes. Quel est le fil conducteur de vos goûts qui a façonné la musique que vous composez et aimez ?
A. Vous vous souvenez quand les Arctic Monkeys ont enregistré ce disque avec Josh Homme chez Racho De La Luna ? Avant les vestes en cuir et le gel pour les cheveux ? Imaginez qu'ils soient restés, qu'ils aient pris trop de mescaline et qu'ils se soient aventurés dans le désert de Mojave. C'est le genre de son qu'on recherchait.

Q. Votre dernier EP Neon Cowboy ressemble à une bande originale de cinéma. Qu'est-ce qui vous attire vers certains genres ou artistes, et comment honorez-vous ces influences sans perdre votre propre voix au passage ?
A. On parle toujours du diagramme de Venn entre les bandes originales de westerns spaghetti, de surf et de vieux films d'espionnage. Bien que toutes ces ambiances soient incroyablement différentes, elles semblent partager ce son de guitare effrayant que nous aimons tant. Je pense que ce que nous avons réussi à faire sur ce dernier album, c'est de les combiner d'une manière à la fois sombre, sexy, pleine d'espoir et méditative.

Q. Des concerts dans les pubs aux festivals, comment le live a-t-il façonné votre son ? Certaines chansons ont-elles pris un nouveau sens après avoir été jouées devant un public ?
A. On a toujours été un groupe assez bruyant, donc jouer dans des petites salles (même si c'était amusant) était toujours un défi pour nous. On avait un morceau de notre dernier EP, Tyranny of Reason, qui a pris du temps à se développer quand on a commencé à le jouer dans des petites salles, mais qui est devenu un véritable groove quand on a atteint des décibels importants. Je trouve ce genre de choses vraiment intéressantes, car ça montre qu'on n'a plus aucun contrôle sur le contenu ou le sens d'une chanson ; à ce moment-là, on l'a trahie.