Tracking- nom- Action de suivre quelqu’un ou quelque chose à la trace… Dictionnaire Webster.
Tracking- nom- Action de regarder un film de surf qui rend hommage à un style de surf révolu depuis longtemps, mais pas oublié, du moins dans nos têtes… Dictionnaire Deus.
Une autre façon pour Deus de prendre part au surf fest, c’était d’offrir aux braves gens de Noosa une bonne dose de plaisirs visuels et sonores. Et quoi de mieux que de lancer ça avec la première du dernier film à se tordre les yeux de Jimmy James, « Tracking », suivie d’un peu de slide et de stomp box signé Andy-6-String, tout juste arrivé de Bali en Australie pour enregistrer un disque ; et pourquoi pas, quelques mots parlés par TMars, avec une fois encore Monty au micro en MC, et sacrément bien.
À ce stade du trip, le crew se remplissait de tous les côtés. À un moment, j’ai jeté un œil et j’ai vu plus de longues chevelures que chez un barbier de l’armée en 1969…
La « Hair Force » était au grand complet… Ouais, cheveux longs…
Dès que « Tracking » s’est mis à scintiller, tous les regards sont restés rivés à l’écran ; il y avait tellement de cris venus de la plage que j’ai vu quelques hiboux sortir des bois pour faire un passage et voir d’où venait tout ce raffut. Inutile de dire que la Première a été très bien accueillie ce soir-là sur la plage, exactement ce qu’on espérait, face à un public aussi pur et dur, fait de générations de surfers, de shapers et de légendes, un vrai who’s who, avec des noms comme Rich Pavel, Tommy Wegner et M.R., pour n’en citer que quelques-uns.
Les deux familles n’en faisaient plus qu’une, le Deus Crew et le Noosa Crew réunis sous une voûte d’étoiles familières, à retrouver de vieux potes qu’on n’avait pas vus depuis un bail et à s’en faire de nouveaux, poignée de main ouverte. Bières à la main et sourires jusqu’aux oreilles, on aurait dit un dimanche au « The Temple ». Mais ce n’était qu’un mercredi soir, sur le rivage de Noosa…

















